Retour vers les films du passé: Avatar, le (seul?) chef d’œuvre en 3D

Alors qu’Ubisoft a annoncé un nouveau jeu Avatar, l’envie me prend de parler d’un des seuls films utilisant parfaitement la 3D. Retour sur un chef d’œuvre du grand James Cameron.

Une ambition démesurée

Avatar est le projet le plus ambitieux de James Cameron. Avec un budget de 237 Millions de Dollars (387 Millions avec le budget marketing), un script rédigé pour la première fois en 1994, une langue de 1 000 mots créée spécialement, une caméra modifiée par Cameron lui-même, un tournage de 28 mois et plus d’un millier d’acteurs, Avatar est le film le plus attendu de son époque. Annoncé en 3D, technologie alors nouvelle, et très rare dans nos salles obscures francophones. Un projet démesuré, dont Cameron n’est toujours pas sorti, travaillant toujours sur les nombreuses suites.

Maquette pour le tournage d’Avatar.

Une sortie très attendue

Le projet fait beaucoup parlé de lui. Tout le monde attend le retour du génie Cameron, après son incroyable « Titanic« . En effet, il s’est écoulé 11 ans entre la sortie de Titanic et celle d’Avatar, l’attente est à son paroxysme. La France verra même son parc de salle s’adapter à vitesse grand V pour équiper les salles de la 3D, afin d’assurer une sortie avec le plus de copies possible. La hype est monumentale, les premières images du film rassurent les spectateurs sur la technologie utilisée, tout comme le nom du studio s’en occupant: Weta Digitals, mondialement reconnu après le succès de la trilogie du Seigneur des Anneaux: 900 personnes du studio s’occuperont du travail monstrueux que Cameron demande.

Sam Worthington, Sigourney Weaver et James Cameron lors de l’avant-première d’Avatar à Londres.

La 3D, qu’est ce que c’est ?

La première « 3D » date du début du XIXème siècle, filmée par le grand Georges Méliès en personne. Cette technique tombera dans l’oubli dans les années soixante, le surcout créé par cette technique étant beaucoup trop grand. Avant Avatar, on retrouve en 3D des films tels que Creature from the Black Lagoon, The Flesh and Blood Show, Amityville 3, Le Pôle Express ou encore Destination Finale 4 (Liste complète à retrouver ici). Actuellement, le cinéma en 3D s’appuie sur deux techniques, à savoir le tout séquentiel et la projection séquentielle et en lumière polarisée (Pour en savoir plus, rendez-vous ici). À sa sortie, Avatar compte alors 14 604 copies, dont 3 671 en 3D. Parmi celles-ci, 261 salles le propose en IMAX 3D, détrônant l’ancien record détenu par Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé. Il existera même une salle utilisant la 4-D, en Corée du Sud.

Image tirée du film Avatar sur une copie en 3D.

La 3D d’Avatar: Une utilisation parfaite?

Avatar est donc extrêmement attendu. Les premières images du film seront dévoilées le 14 août 2009, puis dans le numéro de novembre du magazine Empire. Une longue promotion s’enclenche alors, avec plusieurs bandes annonces, dont la plus visionnée du site d’Apple avec 4 Millions de visionnages en 24 heures, des séances de questions-réponses au Comic Con, une collaboration avec The Coca-Cola Company et un budget communication estimé à 150 Millions de Dollars US.

La 3D d’Avatar sera alors reconnue comme une prouesse. Que ce soit l’utilisation de la 3D pour intégrer le spectateur, mais aussi pour montrer l’immensité de la Nature, notamment via l’Arbre-Maison ou encore les « Hallelujah Mountains » inspirées des montagnes Huang, en Chine.

Hallelujah Mountains

Cette 3D ne fait pas superflue, comme dans Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, ou comme un effet putacier, comme on le verra notamment dans des films tels que Le Hobbit: La Bataille des 5 Armées ou encore Piranha. Ici, l’effet est maitrisé à la perfection, justifié d’un point de vue cinématographique, mais sans être tape à l’œil à la manière d’un mauvais Alice au Pays des Merveilles de Burton.

Neytiri et Jake Sully

De plus, le film est visuellement impeccable, Weta Digitals réussit là à rendre une copie parfaite, maitrisée de A à Z, sans aucune fausse note. La critique est unanime : le film est beau, le film est techniquement incroyable.

Un film beau, mais suffisant pour être un bon film en 3D ?

Effectivement, la question se pose : est-ce que un beau film, est forcément un bon film ? Très clairement, pour moi, non. La beauté d’une œuvre ne suffit pas à le qualifier de bon film, mais plutôt d’une belle œuvre, ou d’une prouesse technique.

Donc Avatar, seulement un beau film ?

Et bien non, car Avatar, ce n’est pas qu’un beau film, ou qu’une prouesse technologique. Le film est un vrai bijou, avec des acteurs qui se donnent sous la direction de Cameron, un scénario simple mais efficace, un propos anti-impérialiste, anti-américain, antimilitarisme et surtout pro-nature, une bande son incroyable et un résultat puissant, porteur d’un message universel.

Ryan Stone, Gravity.

A l’inverse d’un Gravity, visuellement incroyable mais avec un scénario plutôt faible, ou d’un Mortal Engines, visuellement bon mais avec des acteurs malheureusement pas au niveau, Avatar réussi à rendre une copie (presque) parfaite, sans jamais déborder. Aucun film n’avait réussi, et aucun film n’a depuis réussi à rendre une copie aussi propre… Jusqu’au chef d’œuvre de Steven Spielberg, Ready Player One.

Affiche Ready Player One.

Avatar, c’est donc l’un des seuls, avec notamment Ready Player One, à rendre une copie 3D quasi parfaite, avec non seulement des prouesses techniques incroyables, une beauté d’image absolue et un film, qui même sans cela, tiendrait pour un très bon film.

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