WARRIOR (OCS) : BILAN DE MI-SAISON

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WARRIOR (OCS) : BILAN DE MI-SAISON

warrior (Cinemax/OCS) de Jonathan Tropper

Un western urbain à Chinatown

Reprenant un concept imaginé par Bruce Lee dans les années 70, Jonathan Tropper a créé pour Cinemax (filiale d’HBO) Warrior, série disponible sur OCS Choc. 9 épisodes de 60 minutes sont prévus pour la saison 1 de Warrior. La série a d’ores et déjà été renouvelée pour une saison 2 au vu de son excellente réception critique et publique.

Warrior est un récit choral où plusieurs destins s’entrecroisent dans le San Francisco des années 1870. Ah Sahm (Andrew Koji), prodige des arts martiaux, a émigré de Chine à la recherche d’une femme. Il se retrouve malgré lui piégé dans une guerre de gangs entre deux factions mafieuses rivales de Chinatown. Pendant ce temps, la police – plus ou moins raciste – tente de contenir les violences de la ville en dépêchant une petite unité chargée de maintenir l’ordre. Penelope Blake (Joanna Vanderham), l’épouse par intérêt du maire de la ville, et Ah Toy (Olivia Cheng), tenancière d’un bordel, croisent elles aussi le chemin d’Ah Sahm.

Ah sahm Ah Sahm (Andrew Koji) dans Warrior
Ah Sahm (Andrew Koji) dans Warrior, créée par Jonathan Tropper (2019-)

Sous l’influence de Banshee

Au bout de 4 épisodes, un curieux sentiment se dégage. En effet, le créateur Jonathan Tropper reprend sans se forcer le pitch et les atouts de sa précédente série, Banshee (déjà une création Cinemax), mais les passe par une réécriture appliquée.

Même si l’époque n’est pas la même, Tropper reprend une atmosphère de western urbain. Ainsi, on retrouve la primauté de l’action, la violence permanente où règne la loi du plus fort, la police officielle impuissante, les règlements de comptes à mort et l’ambiance enfumée de bars. C’est cette même ambiance que l’on retrouve dans Banshee. Les deux séries partagent un lead masculin typique : un héros flegmatique, habile au combat, et obsédé par une femme (ex-épouse pour Banshee, sœur pour Warrior).

Les combats, énergiques, chorégraphiés au cordeau, sont un autre atout de Warrior. Mais Tropper amende la sauvagerie de Warrior par la stylisation extrême des combats en arts martiaux. Nous sommes loin de la crasse de Banshee. Il suffit d’admirer cette œuvre d’art qu’est le long générique de Warrior pour se convaincre de ses ambitions esthétiques. La photographie de Warrior est léchée, sa mise en scène fluide et dynamique, On retrouve par ailleurs Hoon Lee (Job dans Banshee) dans le rôle de Wang Chao, le trafiquant d’armes qui travaille avec la police.

Qui dit HBO dit souvent sexe et violence (cocktail favori de la chaîne depuis la remarquable Oz). Warrior reprend donc de Banshee sa générosité en matière de scènes de nu et de sexe. C’est parfois gratuit, mais ça fait partie du spectacle.

Naissance d’un auteur ?

Warrior est pour Jonathan Tropper l’occasion d’affirmer un style bien à lui, d’être plus qu’un scénariste, un auteur. D’autant que Warrior, avec son récit choral, aux multiples histoires entrecroisées, montre une sophistication dans son écriture. La seconde partie de saison promet beaucoup.

Warrior est disponible sur OCS chaque samedi à 20h40 et en replay.

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